• L'Ankou est l'ouvrier de la mort (oberour ar maro). Le dernier mort de l'année, dans chaque paroisse, devient l'Ankou de cette paroisse pour l'année suivante.

    On dépeint l'Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs et blancs, la figure ombragée d'un large feutre. Mais aussi sous la forme d'un squelette drapé d'un linceul, et dont la tête vire sans cesse au haut de la colonne vertébrale, ainsi qu'une girouette autour de sa tige de fer, afin qu'il puisse embrasser d'un seul coup d'oeil toute la région qu'il a mission de parcourir. Dans l'un et l'autre cas, il tient à la main une faux. Celle-ci diffère des faux ordinaires, elle a le tranchant tourné en dehors. Aussi l'Ankou ne la ramène-t-il pas à lui, quand il fauche, contrairement à ce que font les faucheurs de foin et les moissonneurs de blé, il la lance en avant.

    Le char de l'Ankou (karrik ou karriguel ann Ankou) est fait à peu près comme les charrettes dans lesquelles on transportait autrefois les morts. Il est traîné d'ordinaire par deux chevaux attelés en flèche. Celui de devant est maigre, efflanqué, se tient à peine sur ses jambes. Le suivant est gras, a le poil luisant, est franc du collier.

    L'Ankou se tient debout dans la charrette. Il est escorté de deux compagnons, qui tous deux cheminent à pied. L'un conduit par la bride le cheval de tête. L'autre a pour fonction d'ouvrir des barrières des champs ou des cours et les portes des maisons. C'est lui aussi qui emplie dans la charrette les morts que l'Ankou a fauchés.
    Lorsque l'Ankou se met en route pour sa tournée, sa charrette est, dit-on pleine de pierres, afin de rouler plus lourdement et de faire plus de bruit. Arrivé près de la maison où se trouve le moribond qu'il doit cueillir, il décharge brusquement sa charrette, pour faire place à son nouveau "lest". De là ce fracas de pierraille que l'on entend si souvent dans les logis où l'on veille un mourant, juste à l'instant où celui-ci rend le dernier soupir.
    (c/c)

    Les légendes de la mort on toujours fait partit du patrimoine breton. La mort à toujours été un culte pour les bretons. L'Ankou est celui qui la représente en Bretagne, appélée aussi "la faucheuse" ou "Grim Reaper" dans d'autres pays.

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  • Le Croaz-Du est le premier drapeau breton. Il date de l'époque des croisades.
    Aujourd'hui encore parfois représenté comme le drapeaux nationnaliste breton.

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  • "Mieux qu'une province, une nation véritable" (A. De la Borderie)
    La Bretagne tient ses couleurs "Gwenn ha Du" (blanc et noir) de l'époque des premières croisades. C'est sous le drapeau à croix noire sur fond blanc (le Croaz-Du), qu'en 1095 se ralliaient les croisés Bretons. Pierre 1er de Dreux dit Mauclerc, duc de Bretagne (1190-1250), arbora par la suite une bannière ducale herminée.
    Pourquoi l'hermine? On peut mettre en avant la présence d'un canton d'hermine sur les armes de Mauclerc. Il reste que la légende ne manque pas de noblesse: Alain Barbe-Torte, poursuivi par les Normands, fut arrêté par une rivière en crue et boueuse, dont le gué avait été emporté. C'est alors que le duc aperçut une hermine, comme lui poursuivie et arrêtée par la rivière. Elle fit volte face, préférant la mort que la souillure. Après cette leçon, Alain Barbe-Torte cria à sa troupe: "Plutôt la mort que le déshonneur !" (devenu la devise de la Bretagne). Et les Bretons remportèrent la victoire, en dépit de la supériorité numérique de leurs adversaires.

    Bien des années plus tard, après le réveil nationaliste Breton, Morvan Marchal, l'un des fondateurs de Breizh Atao, se penche sur la nécessité de fournir à la Bretagne un emblème unificateur. C'est donc dans le souci de synthétiser les valeurs traditionnelles et la conception moderne du pays que naît en 1923 le "Gwen Ha Du".
    Son franc canton d'hermine rappelle la bannière ducale. Les quatre bandes blanches représentent les pays et évêchés bretonnants (soit le Leon, le Tregor, le Cornouaillais et le Vannetais). Les cinq bandes noires symbolisent les pays et évêchés gallos (le Rennais, le Nantais, le Dolois, le Maloin et le Penthievre).

    L'ensemble forme un emblème réalisé dans le respect de la tradition héraldique, à savoir un drapeau clair, visible et reconnaissable de loin, cohérent et évoquant au mieux notre pays. Et c'est pourquoi, le Gwen Ha Du (considéré comme séditieux depuis sa création jusqu'en 1945) est aujourd'hui l'incontournable symbole de la Bretagne.

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  • Le blé noir (eddu en breton), appelé aussi sarrasin, est originaire d'extrême-Orient. Implanté en Europe au moyen-âge, cette belle plante s'est acclimatée aux terres silicieuses et humides de la Bretagne.
    Avec ses tiges rouges, ses feuilles vertes et ses grappes de fleurs blanches, le blé noir n'est pas une graminée à l'instar des céréales habituelles. C'est une polygonacée dont les fruits pyramidaux, ou akènes, forment des grains noirs argentés.

    Longtemps considéré comme une céréale secondaire, le blé noir se distingue par sa rusticité et ses faibles rendements. La variété utilisée, la Harpe, d'origine bretonne se cultive traditionnellemnt sans engrais ni pesticides.

    L'autre interêt du blé noir réside dans la découverte récente de ses vertus gustatives et diététiques aujourd'hui très prisées. Le blé noir sert beaucoup à la fabrication de la farine. Je pense que vous avez déjà eut l'occasion de gouté aux galettes ou aux crépes de blé noir qui est l'une des grandes spécialité en Bretagne.
    Faut savoir qu'on appelle les salés crêpes au blé noir dans le Finistére et galette en Ille-et-Vilaine. Les desserts sont appellés crêpes de froment. Ce n'est pas la même frabication de farine dans les 2 extrémités de la Bretagne!
    Et la grande spécialité de Rennes (la capitale bretonne, ma ville natale et où j'habite encore actuellement) est la galette-saucisse! Un mêt trés apprécié dans tout les fest-noz (fête de nuit) ou encore lors des match de foot etc...

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  • 11H00 l'heure de l'apéro =)
    Bon c'est peut-être un peu de bonne heure? J'suis un peu précoce quand il sagit de boire un bon elixir qui fait sourir! Et pour la cause, c'est un trés bon whisky que je vait dégusté! Un bon ptit verre d'Eddu ne peut pas faire de mal!
    EDDU A ETE ELU MEILLEUR WHISKY FRANCAIS EN 2005!!!!
    Je dirais même qu'il est breton avant d'être français ;)

    Voilà ce qui fait que ce whisky est unique et pas comme les autres:
    Sa composition est enrichie par la présence de blé noir de Bretagne. Jaune d'or et ambré, Eddu exhale des senteurs de bois de chêne et de fleur de genêt. Il possède des notes fruitées orange et abricot avec des odeurs marines et délicatement minérales. Apparaît un arôme de canelle dans le bouquet final. Au palais, c'est l'équilibre parfait avec une finale persistance de blé noir grillé de pain d'épices.
    (c'est ce qui est écrit sur la bouteille)

    Eddu c'est 30% de blé noir!

    Pour l'instant il existe en "grey rock" (la bouteille normal qui coûte 17€) et en "silver" (5 ans d'âge qui coûte 38€). Eddu existe que depuis 5 ans et quand il aura atteint les 15 ans d'âge là je crois quand aura quelque chose de sublime!!!!

    Evel ma ro an ed du, ken glan, ken gouez, braventez ha bleud e bleuniou da danva d'ar gwenann, gouzout a ra ar breizhat dougen brav e liviou, kenkoulz gwenn ar vleunienn, du ar greun, ha liv alaouret ar gwinardant deuet maes eus ar pod-houarn, ha kousket sioul barz ur gwele derv, beteg amzer an eskemm, hini ar blijadur.

    Yec'hed mat! (santé!)

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